Rôle et statut du courtier en assurance-vie

Le courtier agit comme intermédiaire entre les particuliers et les compagnies fournissant des contrats d’assurance-vie ; il procède à une étude détaillée de la situation du client afin de lui proposer la formule qui lui correspond le mieux. Il doit se conformer à certaines obligations et offrir une garantie à ses clients.

En quoi consiste le travail du courtier ?

Sa première mission c’est de cerner les attentes de son client. Pour ce faire, il va en premier lieu effectuer un bilan du patrimoine. Cette évaluation doit être exhaustive, incluant les revenus du client, mais aussi l’ensemble de ses biens immobiliers, ses valeurs mobilières, etc. sans oublier si ce celui-ci subit une  pression fiscale. Le courtier en assurance-vie va analyser toutes ces informations avant de déterminer les besoins du client. Il va ensuite définir le placement selon le profil risque du client. Autrement dit, la durée du placement dépend en grande partie du risque que le client est disposé à prendre.

Après ces études, le courtier va proposer l’offre la mieux adaptée au client. Il va également essayer d’obtenir les meilleurs tarifs pour la signature du contrat. Au besoin, le courtier peut négocier un contrat personnalisé. Il peut aussi aider le client à résilier un contrat si la situation l’exige. Dans tous les cas, il œuvre pour préserver les intérêts de son client.

Conditions d’exercice du métier de courtier

Personne physique ou morale, le courtier est un commerçant qui peut travailler avec diverses compagnies d’assurance. Il n’est pas tenu de représenter exclusivement un ou plusieurs assureurs définis. Dans son rôle d’intermédiaire, il doit informer et conseiller ses clients.

Les courtiers doivent souscrire une assurance de responsabilité civile professionnelle. Ils doivent également déposer une garantie financière auprès d’une banque, soit un montant minimum de 115000€, ou bien le double du montant moyen des fonds qu’il perçoit tous les mois. Cette exigence de garantie se justifie par le fait que les clients confient leurs fonds aux courtiers. Toutefois, ces derniers ne gèrent pas l’argent placé, qui reste sous la responsabilité de l’assureur.

Concernant la rémunération, le courtier perçoit des commissions pour chaque contrat conclu. Toutefois, cette commission ne doit pas impacter le tarif proposé au client. Ainsi, même si le professionnel est payé pour ses prestations, cela n’implique nullement une augmentation des tarifs pour le client. Au contraire, la négociation d’un courtier spécialisé doit permettre d’obtenir de meilleurs tarifs.

 

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