La série de fusillades perpétrée par neuf terroristes d’État islamique lors du spectacle du Bataclan a provoqué des bouleversements considérables de la vie économique en France. En témoignent le recul des consommateurs sur le plan touristique ainsi que les gros investissements liés aux luttes contre le terrorisme.

Les affectations sur le secteur touristique

Selon les statistiques nationales, Paris accueillerait plus de 32 300 000 touristes chaque année. Suite aux attaques perpétrées par les membres de Daesh en novembre 2015, ce chiffre a connu une baisse de 7 %. Pour rappel, lors de cette soirée du vendredi 13, six séries de tueries ont eu lieu, dans des bistrots-restaurants, un bar, au Bataclan et au stade de France. Dès le lendemain des attentats, de nombreux endroits souvent fréquentés par les touristes ont fermé leurs portes. Dans le secteur du tourisme de luxe, une importante chute du nombre de visites des Galeries Lafayette a été constatée. Le changement de comportement se fait également sentir chez les hôteliers. Presque la majorité des clients ont annulé leurs collaborations avec les traiteurs.

Les dépenses relatives aux luttes contre le terrorisme

D’une part, pour aider les commerçants français victimes des attentats à reconstruire leurs établissements, la mairie de Paris a versé une somme de 600 000 €. D’autre part, l’État a également contribué son assistance auprès des blessés et aux proches des décédés. À tout cela s’ajoutent les milliards d’euros dépensés pour renforcer la sécurité dans la capitale et les millions supplémentaires pour les opérations militaires effectuées en Syrie. Face à toutes ces sorties d’argent, l’économie française se trouve dans une situation fragilisée.

Des répercussions sur les comportements des consommateurs

Côté consommation publique, un changement global a été constaté depuis ces attaques terroristes. Il est naturel que les gens, traumatisés, aient tendance à éviter les lieux forts fréquentés, comme les restaurants, les grandes surfaces et les bars. Pour preuve, des magasins en ligne comme Franprix ont connu une hausse en flèche du nombre des consommateurs dès le 14 novembre. Ils ont d’ailleurs remarqué une hausse de plus de 15 % des chiffres d’affaires. Cela démontre que les acheteurs préfèrent rester chez eux pour faire les courses au lieu de fréquenter les hypermarchés.

 

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